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Les Ballot de Forchies-la-Marche

Une famille durement éprouvée, à la fin du XIXe siècle…

Le vendredi 10 décembre 2021, par Richard David

Vers le milieu des années 50… J’avais alors une douzaine d’années… Je me souviens, de l’air triste du visage de ma grand-maman, alors octogénaire, lorsqu’elle époussetait les nombreux portraits encadrés, alignés sur la cheminée de la cuisine et dont le coin supérieur gauche était bordé d’un très fin crêpe de velours noir.
Plus d’une fois, elle m’expliqua, en les désignant l’un après l’autre, qu’il s’agissait de ses parents, de son époux, Jean Baptiste, mon grand-père maternel donc, de ses frères Cyrille, Désiré et Émile, et de deux de ses enfants, Gaston et Zoé. Elle était avare de détails sur tous ces deuils anciens car, à leur évocation, ses yeux s’embuaient et elle changeait alors de conversation et d’occupation.

Le temps a passé… Ma grand-mère est décédée en 1958… Ma maman, décédée en 1971, évoquait rarement ce qu’elle savait sur ces évènements… C’est ainsi que les détails de ces deuils s’étaient estompés peu à peu dans ma mémoire d’adolescent.

C’est sans aucun doute pour rendre présents ces absents que je commençai à m’intéresser à la généalogie dès 1972. Mais je dus abandonner après une douzaine de semaines seulement, le temps me faisant défaut car il fallait, à l’époque, se déplacer beaucoup pour avoir accès aux archives et visiter les cures. Je repris ces recherches de manière approfondie dès que, « atteint par la limite d’âge », je fus mis, bon gré mal gré, à la retraite. Je voulus faire la lumière sur toutes ces zones d’ombre dont j’avais en quelque sorte hérité… La mise en ligne de nombreuses archives allait me rendre plus aisées les recherches.

Ma grand-mère maternelle, Palmire BALLOT

Palmire BALLOT, douzième et avant-dernier enfant de Louis Joseph BALLOT et d’Élisa LIGNY, est née le 20 novembre 1875 à Forchies-la-Marche, petite commune de 4800 habitants, au cœur du Pays Noir, au sein du bassin houiller de Charleroi, en Belgique, dont le sol est percé de multitudes de puits et de galeries de mines de charbon et dont les corons grisâtres sont peuplés de houilleurs (mineurs) aux visages et aux avant-bras souvent marqués de petites cicatrices noires et aux poumons remplis de poussière de charbon. A la naissance de ma grand-mère, son frère aîné, Adolphe, est âgé de 20 ans…
Louis Joseph BALLOT, dont les ancêtres étaient originaires du Pays des Collines, d’abord journalier, puis domestique, devient houilleur un peu après son mariage, en avril 1855, avec Élisa LIGNY, originaire de Marly, près de Valenciennes, très probablement pour obtenir un meilleur salaire, non plus de pauvre, mais de misère. [1]

Au cours leur vie commune, Élisa et Louis Joseph auront à faire le deuil de trois de leurs enfants : en avril 1874, une fille, Silvie, journalière, qui meurt de maladie, âgée de 14 ans, en novembre 1877, un fils, Camille, qui meurt 7 mois après sa naissance et, en 1880, un fils, Clément Louis, houilleur, qui meurt de maladie en mai 1880, âgé de 17 ans.

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Louis Joseph BALLOT et Élisa LIGNY et, notamment, quelques membres de leur famille : filles, belle-fille et petits-enfants

La mort de mon arrière-grand-père, Louis Joseph BALLOT

Louis Joseph restera houilleur jusqu’à son décès accidentel, en février 1886, à l’âge de 60 ans, au fond du puits n° 8 du charbonnage de Monceau Fontaine et du Martinet [2] Voilà donc ma grand-mère orpheline de père à l’âge de 11 ans et voilà sa maman veuve à l’âge de 53 ans, avec, à la maison, 10 enfants orphelins et, dans le cœur, la souffrance d’un quatrième deuil.

La famille BALLOT, le vendredi 18 septembre 1891

La maison des BALLOT est située au 13, rue des Communes, à Forchies-la-Marche et abrite leurs 10 enfants.

  • Adolphe Joseph, l’aîné, né en mai 1855, est charbonnier. Il s’est marié en mars 1886, un mois après le décès accidentel de son père, avec Florentine CAMBIER, journalière, née à Cuesmes en février 1866. Le couple, sans enfants, demeure dans la maison familiale. Adolphe, en quelque sorte, remplace le père décédé.
  • Julie Flore, née en décembre 1856, a mis au monde, en septembre 1882, une fille, Palmyre, qui a été légitimée par le mariage de Julie avec Joseph Nicolas PETIT, en mai 1887. Ils ont donné naissance en 1888 à un garçon, Ferdinand. Julie est servante et son mari journalier.
  • Cyrille, né en août 1858, charbonnier, a épousé Marie Alénie PIREAUX, journalière, en avril 1887 [3] . Ils ont trois enfants, Louis, né en juillet 1887, Félicie, née en 1889 et Julia, née en février 1891. Vers 1889, Cyrille a changé de métier, sans aucun doute pour améliorer son salaire. Cyrille est maintenant mineur de fond au même puits n° 8 du charbonnage de Monceau-Fontaine et du Martinet. Il a repris le chemin de la mine depuis quelques jours après une suspension de travail [4]
  • Clément, né en septembre 1864, houilleur, a épousé Joséphine PIREAUX, journalière, le 6 octobre 1890. Ils attendent leur premier enfant pour fin novembre, car Joséphine est enceinte de 6 mois environ. [5]
  • Marie Joséphine, née en juillet 1866, journalière, a épousé, le 6 octobre 1890, Clément BARBIER, houilleur. Le mariage de Clément BALLOT et celui de sa sœur Marie Joséphine ont eu lieu l’un après l’autre, le même jour, dans la même église de Forchies-la-Marche. Une manière habituelle, à l’époque, de réduire les frais…
  • Théodore et Élise, jumeaux, sont nés le 18 avril 1868. Ils sont célibataires. Théodore est journalier et Élise seconde sa maman dans la tenue du ménage.
  • Désiré, né en mars 1871 et Émile Louis, né en janvier 1873, sont célibataires. Agés respectivement de 20 et de 18 ans, ils sont mineurs de fond et travaillent au puits n° 8, comme leur grand frère Cyrille. Pour gagner de quoi faire vivoter la famille, pour avoir un peu mieux qu’un salaire de pauvre, il faut aller au fond, il faut aller au charbon…
  • Palmire, ma grand-mère, est célibataire. Née en novembre 1875, elle aura 16 ans dans 2 mois…

Ce vendredi 18 septembre, Palmire et sa sœur Élise sont quelque peu fébriles car c’est dimanche prochain qu’aura lieu à Forchies la kermesse des jeunes filles. Après le dîner, la vaisselle faite, elles préparent les « briquets » [6] et les gourdes de fort café noir pour leurs trois frères, Cyrille, Désiré et Emile, qui font partie, cette semaine, du « trait de nuit » [7].
Les trois frères mettent une vingtaine de minutes pour parcourir, à pieds, le chemin qui sépare la maison familiale de l’entrée du charbonnage. Ils revêtent leurs habits de mine, de toile grise ou bleue, noircie par le charbon, la taille serrée par une large ceinture de cuir. Coiffés du casque de cuir bouilli et chaussés de lourds godillots de cuir, ils reçoivent leurs lampes à huile et ils prennent place dans la cage qui les emmène au fond, à 320 mètres de profondeur où ils attaquent, dans les galeries obscures, dans un environnement hostile, humide, avec une température de 22 degrés environ, le charbon dans une couche de la taille dénommée « Folle Emprise ».

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Forchies-la-Marche, puits numéro 8

Samedi 19 septembre, 3 heures du matin…

Dans une heure, les trois frères BALLOT auront fini, pensent-ils, de suer, de peiner, de tousser, d’arracher de leur pic, à cette veine noire et brillante, quelques mètres de charbon. Une fois à la maison, ils pourront se laver, se débarrasser de cette poussière noire qui leur colle au corps [8]. Demain c’est dimanche, c’est jour de repos. Désiré et Emile s’imaginent déjà à la kermesse des jeunes filles. Ils pourront danser toute la soirée, sur la place décorée de guirlandes de verdure et de fleurs. Et puis, à la fin de la soirée, il y aura le feu d’artifice avec ses myriades d’étincelles de toutes les couleurs.
Et tout à coup, ce fut l’enfer… A 3 heures et quelques secondes, une explosion terrible retentit dans le fond de la galerie menant à la taille « Folle Emprise ». Les 27 mineurs qui s’y trouvent sont instantanément brulés et asphyxiés, parfois mutilés par le souffle puissant de la langue de feu qui lèche la galerie. Parmi eux, les trois frères BALLOT, Cyrille, Désiré et Émile… L’intensité de l’explosion est telle qu’un grondement souterrain réveille la population avoisinante. Un « coup de grisou » vient de se produire, pense-t-elle, en espérant se tromper… [9]
L’explosion, malgré sa violence, ne provoqua que de faibles éboulements. Les 27 corps furent ainsi rapidement remontés par les sauveteurs, le dernier à 10 heures et demie. 14 veuves et 31 orphelins n’ont désormais plus de maris, plus de pères… Les deux victimes les plus jeunes ont 14 ans, la plus âgée, 55 ans. La moyenne d’âge des victimes et de 30 ans… Forchies-la-Marche en compte 13 parmi ses habitants.
La kermesse des jeunes filles n’aura pas lieu : elle a été interdite par le bourgmestre.

Élisa n’eut pas la force de venir reconnaître ses trois enfants à la morgue provisoire du charbonnage. C’est Adolphe, l’aîné qui s’en chargea. Élisa demanda à ce que les corps de ses trois enfants ne soient pas transportés chez elle. « Le coup aurait été trop rude. Conçoit-on une maison emplie à ce degré et aussi soudainement par la mort ? », écrit alors un journaliste avec cette élégance du verbe propre à cette époque. Le lundi, elle assista cependant, dans une église comble, au service religieux, entourée de ses enfants, mais elle s’évanouit au cours des absoutes et fut ramenée dans sa maison.

Le grisou tue, la maladie tue, le chagrin aussi...

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Elisa LIGNY

Neuf mois après la catastrophe, un nouveau deuil frappe la maison des BALLOT. Théodore, le fils alors âgé de 24 ans, meurt de maladie le 13 juin 1892.

Élisa, mon arrière-grand-mère, a épuisé sa réserve de larmes, épuisé sa résistance à la souffrance et au malheur… Le 3 octobre 1892, un peu plus d’un an après la mort de ses trois fils Cyrille, Désiré et Émile, un peu moins de 4 mois après la mort de son fils Théodore, Élisa, âgée de 58 ans seulement, s’éteint dans sa maison, devenue désormais bien vide…

La généalogie, détectrice de « fake news »…

Durant mes recherches, je tombai sur un article de La Gazette de Charleroi, daté du 22-09-1891 : « (…) Il y a des familles auxquelles la fatalité s’attache de la plus cruelle façon, telle la famille Ballot qui a vu trois des siens tués dans cette catastrophe et dont le chef avait également été tué dans un accident de charbonnage, l’an dernier. Ce n’était pas encore assez : hier, pendant l’enterrement des victimes, on annonçait qu’un quatrième fils Ballot, malade depuis quelques temps, venait d’expirer et que la mère, affolée par ce coup suprême, avait tenté de s’empoisonner. On avait pu toutefois lui arracher à temps la fiole de poison. »

Cette information, au caractère théâtral et sensationnel, était également reprise par d’autres journaux parus le même jour : « Une des familles les plus éprouvées est certes la famille Ballot, dont trois frères ont péri. Le dernier des fils, qui était indisposé, vient de mourir également hier. Quatre cadavres, en même temps, dans la même maison, n’est-ce pas terrifiant ? » (Journal de Bruxelles), « On raconte que le quatrième frère Ballot, qui se trouvait malade au moment de l’accident, vient de mourir ce matin. (…) La femme Ballot a tenté de s’empoisonner après la mort de son quatrième fils, mais des soins ont été donnés en temps utile. On espère la sauver. » (L’Indépendance Belge) [10].

Bien que, dans mes maigres souvenirs, il n’y ait aucune trace de la mort de ce « quatrième frère », je n’écartai pas a priori la possibilité qu’il me manquât peut-être une information importante concernant donc un frère de ma grand-mère, dont l’existence m’eut échappé durant mes recherches, et qui devait donc, d’après ces journaux, être décédé de maladie récemment, soit le jour de l’enterrement, soit un ou au plus deux jours avant, c’est-à-dire donc aux environs du 20 septembre 1891…

Ce fils, bien que ce soit peu probable, aurait pu naître ailleurs qu’à Forchies ; mais les articles des journaux cités permettaient de conclure qu’il était décédé à Forchies… Je parcourus donc les tables de décès de Forchies-la-Marche, sans résultat. Ayant été parfois confronté précédemment avec des omissions ou des erreurs dans les tables, je parcourus patiemment les registres de décès dudit lieu, pour l’année 1891, sans résultat. Je fis de même, par précaution, avec les tables et les registres de naissances, sans résultat…Les dates de décès des autres fils de la famille ne correspondent pas non plus avec la date de décès de ce « quatrième frère »
Il s’agissait donc bien de « fausses nouvelles » qui, précisons-le, n’ont jamais été démenties par ces journaux…

Pour les vivants, la vie continue, avec ses joies et ses peines…

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La montre-gousset de Jean-Baptiste REMY

Palmire, ma grand-mère, fit la connaissance de Jean Baptiste REMY, houilleur, à la kermesse des filles de Forchies, fin 1894. Jean Baptiste, né à Fontaine-l’Évêque en octobre 1875, tira un « bon numéro », le numéro 168, au tirage au sort de la levée de la milice de 1895. Jean Baptiste et Palmire décidèrent donc de se marier le 30 août 1895, à Forchies-la-Marche. Etant tous les deux orphelins et mineurs d’âge, ils durent obtenir, pour se marier, le consentement des conseils de famille respectifs. Jean-Baptiste reçut comme cadeau de mariage une montre de gousset à l’intérieur de laquelle étaient gravés son nom et son « bon numéro ».

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L’intérieur de la montre-gousset

De leur union naquirent Yvonne Zoé, en août 1896, Gaston, en septembre 1897, Émile, en juin 1899, Zoé Louise, en février 1902 et Marie Henriette, ma maman, en mars 1909.

Ma grand-mère, traumatisée par la mort accidentelle de ses trois frères, savait combien le métier de houilleur présentait de risques. Elle s’évertua dès lors, dès son mariage, à ce que son époux change de métier. Ce qu’il fera enfin en 1903… Il deviendra magasinier et, plus tard, gérant de la coopérative de la Maison du Peuple de Forchies-la-Marche (Trieux).

Le malheur, qui n’a pas épargné ma grand-mère avant son mariage, l’a poursuivie aussi après…
Yvonne Zoé meurt en février 1897 de maladie à l’âge de 5 mois et demi. Emile meurt de maladie en juillet 1899, 25 jours après sa naissance. Gaston, son grand garçon de 21 ans, meurt, en octobre 1918, terrassé par la deuxième vague de la pandémie de « grippe espagnole » de 1918.
Jean Baptiste, son époux, meurt en novembre 1939 de maladie et Zoé Louise meurt en septembre 1949 des suites d’une « longue et pénible maladie », comme on dit pudiquement…
Je comprends mieux aujourd’hui le voile de tristesse que je découvrais parfois dans les yeux de ma grand-mère quand elle évoquait le passé…

« Les peines sont dans l’ordre des destinées », Chateaubriand.

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Palmire BALLOT avec son petit-fils, futur auteur de ces lignes

[1Je ne parlerai pas ici, ce n’est pas le sujet, des conditions de travail épouvantables et désastreuses auxquelles étaient confrontés à l’époque, les mineurs et en général les ouvriers. L’asservissement au patronat était total. Les richesses engendrées par l’exploitation minière ne profitaient bien sûr pas à la population qui vivait dans la précarité et dans des conditions sanitaires déplorables, en prévision d’une famille qui sera nombreuse.

[2À cette époque, la Société Anonyme des Charbonnages de Monceau-Fontaine et du Martinet occupe une superficie de 3.141 Ha. Elle est déjà une des plus importantes sociétés de la province de Hainaut ; elle s’étend sous 12 communes : Roux, Monceau-sur-Sambre, Marchienne-au-Pont, Landelies, Fontaine-l’Evêque, Courcelles, Souvret, Forchies-la-Marche, Anderlues, Piéton, Trazegnies et Carnières. à Forchies-la-Marche.

[3Flore LIGNY, la mère de Marie Alénie PIREAUX, et Élisa LIGNY, la mère de Cyrille BALLOT, sont cousines germaines.

[4Suspension de travail non rémunérée. A l’époque, pas de mutuelle, pas d’assurance, pas d’allocation de chômage, pas de couverture sociale, pas de congés payés, … due à une grave blessure au pied.

[5Mentionnons, de manière anecdotique, que Joséphine PIREAUX, épouse de Clément BALLOT, et Marie Alénie PIREAUX, épouse de Cyrille BALLOT, frère de Clément, sont cousines germaines par leurs pères et sont cousines à la 4e génération par leurs mères !... Et que le père et le mari de Marie Alénie PIREAUX se prénomment tous deux Cyrille et que le père et le mari de Joséphine PIREAUX se prénomment tous deux Clément..

[6On appelait, dans le nord de la France et en Wallonie, « briquet » le casse-croute, composé généralement de tartines recouvertes de saindoux ou de margarine et garnies de fromage ou de charcuterie ou d’omelette, qu’emportaient avec eux les mineurs pour leur repas au sein de la mine, durant la pause de 30 minutes qui leur était accordée.

[7A cette époque, au puits n° 8, les mineurs du trait de jour travaillent douze heures, ceux du trait de nuit ne travaillent, eux, « que » onze heures, généralement de dix-sept heures à quatre heures du matin. au puits n° 8 qui comporte environ 300 mineurs.

[8Ce n’est qu’en 1903 que fut entreprise, dans l’enceinte du puits n° 8, la construction de bains-douches pour les mineurs.

[9La cause exacte de la catastrophe n’a jamais pu être établie clairement. Coup de grisou provoqué par l’explosion d’une mine ? Par l’imprudence d’un mineur qui aurait forcé la serrure de sécurité de sa lampe ou qui aurait allumé une pipe ?

[10On perçoit clairement, à la lecture de ces lignes, le besoin de sensationnel qu’ont éprouvé, de tout temps, certaines catégories de journaux, appelées depuis « la presse à sensation », avide d’annoncer des informations sensationnelles non contrôlées. Les « on raconte que » ont été depuis remplacés par l’usage intensif du conditionnel et du point d’interrogation.

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8 Messages

  • Les Ballot de Forchies-la-Marche 10 décembre 2021 08:28, par annette

    Merci de partager cette histoire familiale avec nous. Il y a une grande tristesse mais aussi une belle leçon de vie. C’était une rude époque en plus du travail dans les mines.
    cordialement,
    a.Ispa

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  • Les Ballot de Forchies-la-Marche 10 décembre 2021 09:59, par Colette Boulard

    Texte descriptif, à la fois réaliste, triste et doux, dans lequel se ressent l’estime et l’affection pour vos aïeux. La photo vous montrant, près de votre grand-mère, signe le texte et va dans ce même sens, la complicité en plus. Merci à vous, dont certains aïeux n’étaient pas loin de certains des miens.

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  • Les Ballot de Forchies-la-Marche 10 décembre 2021 10:19, par brigitte

    Quelle vie, les pauvres ! merci pour ce témoignage éprouvant du passé. Bel exemple pour la thérapie des constellations familiales. car les générations futures ne se sortent pas indemnes de tant de malheur...
    Cordialement,

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  • Les Ballot de Forchies-la-Marche 10 décembre 2021 10:40, par mortaud

    Mille mercis pour cette terrible histoire qui permet de prendre la mesure des progrès accomplis dans tous les domaines depuis cette epoque
    Merveilleuse grand-mère……

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  • Les Ballot de Forchies-la-Marche 10 décembre 2021 13:59, par Yveline

    Comme vous, une grande partie de mon intérêt pour la généalogie tient à une envie de redonner vie, de préserver de l’oubli, ceux qui sont partis - que ce soit des proches ou d’autres que je rencontre au fur et à mesure de mes recherches.
    Votre récit est très émouvant, tout à fait représentatif de ce qu’ont vécu certains anciens (pas si lointains d’ailleurs). J’aime qu’il se conclue avec cette photo de vous et de votre grand-mère, qui semble dire que malgré tous ses malheurs, la vie lui a aussi apporté sa part de joies...

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  • Les Ballot de Forchies-la-Marche 10 décembre 2021 14:57, par Guy Debant

    bonjour,
    Vos débuts de recherche ressemble étrangement aux miennes, votre récit m’a émut, il relate la réelle vie d’alors avec ses timides joies par rapports a la dureté de la vie, et il est vrais que certaines familles au reçu du malheurs plus qu’il en aurait fallu !
    Vous avez tout de même la chance d’avoir des photos de vos grands-parents, j’ai aussi des racines en Belgique Wallonne du côté de maman, mais dans l’agriculture, mais malheureusement aucune photo !
    merci et bravo pour votre récit
    Guy Debant

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  • LES BALLOT DE FORCHIES LA MARCHE 11 décembre 2021 13:18, par catherine marquet

    Bonjour,

    Très beau texte, très touchant.
    On lit la tristesse dans le regard de votre grand-mère sur la belle photo où elle est avec vous.

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  • Les Ballot de Forchies-la-Marche 25 janvier 17:00, par BREAND

    telle était souvent le sort des ouvriers de l’époque fait de dur labeur et de misères. Cette histoire m’a beaucoup ému. ça m’a fait penser à ma grand mère paternelle qui avait perdu aussi trois de ses frères, bien que les circonstances et les dates soient différentes.

    Répondre à ce message

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