Mes premières armes en médecine, je les ai faites au fond des bois, chez Pierre Soulaure, un médecin efficace, rompu à toutes les catastrophes qui pouvaient dégringoler sur la tête de ses patients. En l’accompagnant dans ses visites, je pratiquais une médecine fort éloignée de celle de l’hôpital.
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Textes et nouvelles de Michel Carcenac
Dernier ajout : 14 avril 2016.
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Certificat de décès
1er juillet 2005, par † Michel Carcenac -
Le Cercueil
1er septembre 2005, par † Michel Carcenac" Docteur, vous êtes un sacré menteur ! Depuis des mois vous me racontez des sornettes, vous me parlez d’ulcère à l’estomac, d’anémie, de maladie tropicale, et vous essayez de me faire croire qu’aux beaux jours j’irai mieux. Aux beaux jours je serai au paradis, pas à celui des curés, je n’y crois pas, simplement au paradis des asticots."
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A l’ombre de Monsec : les poules
1er octobre 2005, par † Michel CarcenacAu château de Monsec, les couchers de soleil étaient éblouissants en ce bel été de la Saint-Martin. Jean-Claude de Royere était le maître des lieux et c’est à lui que l’on demanda une histoire, il en savait tant et les racontait si bien. Il accepta volontiers, précisant que celle-ci était absolument authentique, que les personnages portaient dans la réalité des noms d’animaux, qu’il s’était cru obligé de changer. On comprit sa discrétion.
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A l’ombre de Monsec : Le Fantôme de la Dame Blanche
1er novembre 2005, par † Michel CarcenacIl est difficile d’arrêter Jean-Claude de Royere quand il se lance à raconter et il le fait avec un tel talent que personne n’ose rivaliser. Vous l’avez remarqué, il n’y a pas d’accent sur le “e” : le nom existait plusieurs siècles avant l’apparition des accents. Redonnons la parole à notre conteur, il piaffe.
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A l’ombre de Monsec : Le cocher
1er décembre 2005, par † Michel CarcenacNous avons parlé tout à l’heure de belles voitures, mais moi qui vous parle, reprit Jean-Claude de Royere, j’ai eu la chance, étant jeune, de connaître un des derniers exemplaires du plus beau mode de locomotion qui soit au monde : un attelage à quatre chevaux.
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L’abbé Radigond
1er janvier 2006, par † Michel CarcenacAu pied de la colline, Sainte-Madeleine s’avançait jusque dans la rivière ; téméraires, quelques maisons surplombaient le courant. Tout le long du jour, les rayons du soleil la balayaient, la séchaient de l’humidité de la nuit.
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La chevrette et le verrat
1er février 2006, par † Michel CarcenacAllez, encore un coup de cahors, et si vous avez le temps accompagnez-moi à Pech Maurel, me dit René Marty. Je n’étais pas pressé, un dimanche après-midi, et j’ai visité la ferme. En passant devant les étables, René Marty me montra une petite construction, prolongée par un enclos de murailles.
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Le coq et les tourterelles
1er mars 2006, par † Michel CarcenacPourquoi René était-il aussi excité ce soir-là ? Qu’avait-il encore fait qui sorte de l’ordinaire ? Avec ce vieux camarade de classe, il fallait s’attendre à tout. La semaine d’avant, il avait produit sa déclaration de revenus en pistoles, écus et sols et il s’était étonné que les services fiscaux lui retournent ses papiers. Un peu plus tôt, il avait réglé ses impôts en pièces de monnaie, les plus petites.
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Le noyer
1er avril 2006, par † Michel Carcenac« Oh ! René, demain matin à sept heures, je compte sur toi. Je l’arracherais bien tout seul, ce noyer, il ne me fait pas peur, mais avec les copains, ça marche plus vite et c’est plus marrant. - Ça va, ça va, pleure pas, je réponds, j’y serai. Qui c’est les autres ? - Le Jacquot et le Robert. A demain. »
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Sous le tilleul
1er mai 2006, par † Michel CarcenacAu midi, la cuisine se prolongeait par le tilleul, vaste véranda naturelle animée du bruit des abeilles, des guêpes et des bourdons. Sous son ombrage, les papillons, comme les hommes, se mettaient à l’abri du soleil. Les araignées s’y balançaient et le soir les martinets y faisaient des passages fulgurants autour d’une ampoule électrique suspendue à son fil.